Bulletin de l'OQL Vol 13 no 11: Aménager les quartiers pour permettre aux enfants de jouer librement

La plupart des enfants ne jouent jamais dans la rue où ils habitent. De nombreuses raisons expliquent ce phénomène de société. Il est toutefois possible de renverser la situation. Des moyens simples permettent d’aménager les rues pour qu’elles deviennent des espaces propices à la pratique du jeu libre, où les enfants auront la possibilité de bouger quand bon leur semble et en toute sécurité.


SEDENTARITE ET OBESITE

Les enfants canadiens ne sont pas suffisamment actifs. À peine 7 % d’entre eux se conforment aux nouvelles directives en matière d’activité
physique1 (60 minutes d’activité physique d’intensité moyenne à vigoureuse, par jour, au moins 6 jours par semaine). La majorité des enfants et des jeunes consacrent la plupart de leurs heures d’éveil à des activités sédentaires
comme la télévision ou les jeux vidéo. Il n’est donc pas étonnant de constater que le taux d’obésité infantile a presque triplé entre les années 1970 et 2000, selon Statistique Canada2. Et bien que depuis une décennie ce taux ait eu tendance à plafonner, il se situait tout de même à 13 % en 2012. Autrement dit, près de 1 enfant sur 7 serait aux prises avec un problème d’obésité.

DECLIN DU JEU LIBRE A L’EXTERIEUR
Depuis plusieurs décennies, on constate que les enfants consacrent de moins en moins de temps au jeu libre à l’extérieur. Il semble que la manière dont les parents perçoivent l’environnement immédiat de leur lieu de résidence a une incidence sur la pratique d’activités physiques chez leurs enfants. En conséquence, les enfants
ont perdu, avec le temps, le privilège des déplacements autonomes, c’est-à-dire la
possibilité de jouer aux alentours de leur demeure sans surveillance.